Longtemps, cette Haut-savoyarde s'est amusée à chercher la ligne de démarcation, la frontière entre les deux univers que sont le figuratif et l'abstrait, en peinture. En définitive, les deux techniques lui ressemblant le plus et correspondant à son tempérament. Elle s'est appliquée, dans ses oeuvres, à jouer le constraste entre la réalité persceptible par la vue et ce qui n'existe que sous forme d'idée.

 

Contraste également dans le choix des couleurs utilisées par cette artiste qui, dans sa carrière n'aura pris que trois années de cours, de 1994 à 1997, et qui réussit parfaitement à les entremêler, les fondre pour relier les deux univers picturaux.

 

Avec un relief de la peinture, qui est ici de l'acrylique, le sujet principal de ses oeuvres est peaufiné et évolue dans un fond conçu de manière abstraite.

 

Elisabeth Willimann entraîne le visiteur dans un sentiment étrange de beauté au regard de ses peintures. Le questionnement est perpétuel pour savoir si c'est le figuratif qui prime ou si c'est l'abstraction qui l'emporte.

 

En marchant su cette fine ligne, le visiteur passe sans cesse de la réalité à un autre monde, laissant libre cours à son imaginaire.

 



LE DAUPHINE LIBERE